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On peut sortir quelqu’un des îles, mais on ne sortira jamais les îles de quelqu’un, ça c’est sûr.

-Anne Bourgeois

 

Pendant une série d’entrevues, plusieurs membres de la communauté ont exprimé leur vision du site web.

Pour respecter leurs choix et, avant tout, leurs voix, leurs souhaits sont expliqués ici, sur cette partie du site. Autant que possible, un clip sonore de la voix du membre de la communauté est inclus.

Pour pouvoir entendre les fichiers, vous avez besoin de Adobe Flash Player 

Le logo :

Le logo a été créé par Ryan Le Roux, qui a fait don de son temps pour le concevoir. Les couleurs et l'étoile symbolisent l'identité acadienne des madelinots, en faisant référence au drapeau Acadien. De même, la date de 1755 est la date de la déportation des Acadiens, ce qui est une date très importante pour tous ceux qui sont porteurs de la tradition et du patrimoine acadien. L'ancre, au fond, symbolise l'ancrage du parler madelinot dans le temps : son importance dans le passé, le présent et le futur.


 Le nom de domaine : http://leparlermadelinot.ca

Le nom de domaine, http://leparlermadelinot.ca, a été choisi par Chantal Nadeau, Isabelle Vigneau et Helene Chevarie, qui travaillent au CÉGEP des Îles de la Madeleine. Elles ont choisi le nom « le parler madelinot » parce que ça fait le lien avec le peuple et ça décrit mieux le langage régional que « le français des îles ».

Hélène Chevarie: Il faudrait que ça soit simple, le parler madelinot, oui, moi j’aime ça le parler madelinot. Ça va mieux à la langue. Oui parce que c’est ça, c’est le parler, c’est vraiment ça, c’est ce qui nous identifie le plus, plutôt que dire la langue, le français, c’est le parler. 


 Il faut continuer à garder le parler madelinot

Hélène Chevarie: Il ne faut pas perdre cette particularité-là, c’est sûr que notre devoir c’est de continuer à garder l’accent dans l’oralité le plus possible.

Anne Bourgeois : Moi, j’aime vraiment notre accent, puis je trouve ça vraiment important de le garder. L’accent aux îles, notre parler, notre français, il faut pas le perdre, parce que ça fait partie de nous, ça fait partie de notre charme, puis je pense que c’est ça qui fait qu’on est aussi unies ici peu importe de quel municipalité qu’on est, peu importe s’il y en a qu’on aime moins, on est ici puis on veut pouvoir revenir un jour puis se sentir un peu chez soi, je pense que l’accent nous rapproche là dans. 

Elaine Richard : Il faut que tu continues à cohabiter pour conserver. C’est pas quelque chose que tu mets dans une disquette et puis que tu retournes chercher ailleurs, si tu fais une coupure, c’est une coupure, tu vas prendre autre chose, la vie fait que l’humain il s’adapte, ça fait qu’il va remplacer ce qu’il a couper par autre chose, pis c’est bien sur un bord, c’est bien, ça amène à… mais, ça fait peur. Quelqu’un que profondément est enraciné dans un milieu puis est projeté ailleurs où ce qu’il trouvera jamais de la place pour mettre ces racines et puis les étendre, mais ça va les manquer. 

 


Il faut être fière du parler madelinot

Elaine Richard : C’est parce que en parlant comme ça, tu conserves comme une âme, si tu parles des gens anciens, mettons, bien en ayant l’accent, les mots, bien c’est comme si tu restes plus collé a l’histoire. C’est un peu ça que j’aime, c’est de trouver, puis pas juste par rapport au nôtres, n’importe quel personne qui ont des accents comme ça, bien ça conserve un espèce d’âme.

 

Chantal Nadeau: Moi, je trouve que c’est vraiment important de montrer aux jeunes qu’on n’a pas à se sentir inférieur, parce que moi souvent je prends ça comme le québécois par rapport, on se fait souvent dire ça le québécois par rapport à d’autre nationalité, souvent on a comme le réflexe de se diminuer ou de penser mettons à côté d’un français de France, de penser que c’est moins bien, puis, c’est un peu l’image qu’on a du québécois et disons le français de France, bien souvent le même phénomène pourrait se produire avec un madelinot puis un québécois, si on n’y voit pas. Si on ne sensibilise pas les jeunes surtout, mais continuer à trouver que c’est important, puis que c’est beau, puis que c’est à préserver, puis que ce n’est pas du tout inférieur par rapport à ce qui se fait ailleurs.

 

Annie Vigneau : Ce que je dirais du français aux îles de la madeleine, bien c’est une fierté, c’est une fierté d’avoir un français unique, d’avoir un français qui en même temps qu’il est unique, il fait partie d’un tout, on a des liens privilégié avec l’Acadie, puis l’Acadie bien ce n’est pas juste la Gaspésie mais c’est le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, et Terre-Neuve, donc c’est un lien privilégié avec des provinces autres, puis même à ça ça nous, on a des liens avec la Louisiane-là, on a vraiment un français unique qui en même temps est même s’il est unique et enclavé en même temps il est comme une toile d’araignée, il a des embranchements partout, puis en plus on est québécois, français québécois, fait qu’on a des multiples identités avec ce français-là. Puis c’est important de ne pas oublier comment ça commencer.

 


Le parler, c’est unique et c’est ce qui identifie les madelinots 

Annie Vigneau : c’est ce qui fait notre marque je dirais, parce que quand on rencontre quelqu’un de nouveau qui nous fait remarquer qu’on a un accent, tout de suite on dit « ah bien je viens des Îles de la Madeleine ». Tout s’explique parce qu’on vient des Îles de la Madeleine. Donc, c’est important dans ce sens-là. Si on perdait ça, bien l’identité, l’identité qu’on peut expliquer rapidement serait plus là. On passerait pour n’importe qui, qui vient du Québec d’ailleurs, donc il est important parce que tout de suite il nous identifie.

 

Brigitte Le Blanc : Toutes les particularités au niveau de la prononciation de certains sons, toute l’utilisation d’expression, le fait que ça ne parle pas pareille non plus d’une île à l’autre, je trouve que ça parle aussi beaucoup de…, c’est presque historique dans le fond, parce que de voir qu’il y a vraiment des accents qui se sont développés d’une île à l’autre, ça prouve que bien, les gens se tiennent, les gens sont solidaires puis ça parle beaucoup du tissu sociale qui est tricoté serrer. Je trouve ça intéressant pour un petit milieu comme ici. On aurait tendance à penser que tout le monde aurait le même accent, mais ce n’est pas ça du tout.

 

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